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QUIEVY, quatre cent mille ans d'histoire...
d'après le livre de Francis BAUDUIN et Jacques WAXIN

Quiévy-en-Cambrésis,
lieu de passage et d’invasions

 

Au cours des siècles, Quiévy eut à subir les conséquences néfastes de multiples invasions et dut supporter la présence de troupes étrangères qui s’en prenaient aux personnes et aux biens provoquant des situations souvent intolérables pour la population.

 - Dès le quatrième siècle, les légions romaines déferlant dans le Cambrésis n’épargnèrent pas notre village.

- Vers 445, les grandes invasions franques dévastèrent de nouveau toute notre région.

- Ce furent ensuite, en 881, les Normands qui, affolant les habitants, les amenèrent à se cacher dans des endroits secrets et souterrains: les muches.

- En 953, les Hongrois éprouvèrent eux-aussi le besoin de visiter notre si accueillante région !

- Après les épisodes multiples de la Guerre de Cent Ans, en 1543, les troupes de l’Empereur Charles Quint installèrent la domination espagnole qui se prolongea jusqu’en 1678.

- Vers 1635, la Guerre de Trente Ans apporta son lot de souffrance et de malheur à une population déjà bien souvent éprouvée.

- Les troupes autrichiennes, en 1793, se signalèrent également par des exactions nombreuses au détriment des habitants de notre commune.

- Après la défaite de Waterloo et la chute de l’Empire en 1815, une unité de soldats russes s’installa dans le village.

- A une période plus récente (1870), de nombreuses troupes prussiennes traversèrent simplement le village, sans y cantonner de façon permanente.

- La Première Guerre Mondiale a laissé dans la mémoire des Anciens des souvenirs bien pénibles. En effet, Quiévy, situé à l’arrière du front, non loin de la ligne Hindenburg, dut supporter le poids d’une occupation allemande très lourde. Chaque habitant était tenu de loger un certain nombre de soldats, gêne considérable à laquelle s’ajoutaient les mesures vexatoires des perquisitions domiciliaires et des réquisitions de denrées. Le bruit des canonnades était nettement perçu de façon quasi permanente.

L’occupation qui dura quatre ans se termina par une évacuation totale de la population vers la région de Bavay et de Binche. Cet exode survenant au début de l’automne 1918 eut pour conséquence l’apparition d’une épidémie de typhus que l’on appela pudiquement "grippe espagnole" et qui fit beaucoup de victimes.

- Pour la troisième fois en moins d’un siècle, la folie humaine dressa les peuples les uns contre les autres et dès le printemps 1940, le conflit amena les troupes allemandes à fouler une fois encore les rues de notre village. Une faible partie de la population, en particulier ceux qui avaient la possibilité de se déplacer, participèrent à un nouvel exode devant la poussée allemande.

Cette invasion rapide provoqua un sentiment d’amertume et de déception parmi ceux qui avaient conservé le souvenir pénible des jours de malheur vécus lors du précédent conflit. Ce sentiment était particulièrement vif chez les Anciens Combattants de 1914-1918 qui avaient consenti de douloureux sacrifices pour que les générations futures n’aient plus à subir de pareilles souffrances.

L’occupation allemande durant quatre années (17 mai 1940-2 septembre 1944), fut ressentie d’une manière moins directe et moins pesante que lors de la Première Guerre Mondiale, aucune unité de la Wehrmacht n’ayant occupé le village en permanence. Malgré tout, cette guerre apporta aussi son lot de victimes tant civiles que militaires.

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